À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu ce jeudi à la Cité de l’Union africaine la ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Émie Kutino.
Au cours de cette rencontre, la ministre a officiellement remis au Chef de l’État le cahier des charges de la jeunesse congolaise, présenté comme l’aboutissement d’une vaste consultation nationale menée auprès des jeunes à travers les différentes provinces du pays et au sein de la diaspora.
Emploi, entrepreneuriat et participation à la gouvernance
Le document rassemble les principales préoccupations et attentes exprimées par la jeunesse congolaise. Parmi les priorités figurent notamment l’accès à l’emploi, l’entrepreneuriat, l’accès aux opportunités ainsi qu’une participation accrue des jeunes à la gouvernance et à la vie publique.
À travers cette démarche, les jeunes entendent faire entendre leur voix et placer leurs préoccupations au cœur des politiques publiques.
« Oui je le veux » : une jeunesse qui veut prendre part aux réformes
La campagne « Oui je le veux » accompagne également cette dynamique. Elle traduit, selon les initiateurs, la volonté d’une partie de la jeunesse congolaise de s’impliquer davantage dans les grandes transformations institutionnelles du pays.
Dans ce cadre, les jeunes consultés ont notamment exprimé leur position favorable à des réformes institutionnelles et à l’élaboration d’une nouvelle Constitution, qu’ils souhaitent voir davantage en phase avec leurs aspirations et leurs réalités.
La remise de ce cahier des charges constitue ainsi un moment symbolique : celui du passage des revendications exprimées lors des consultations à la table des institutions.
Un engagement désormais attendu
Au-delà de la cérémonie, la question centrale reste désormais celle de la traduction concrète de ces recommandations en politiques publiques.
Emploi des jeunes, soutien à l’entrepreneuriat, accès aux financements, formation, représentation dans les institutions : autant de défis auxquels la jeunesse congolaise attend des réponses concrètes.
Pour les autorités, le cahier des charges constitue donc à la fois un document de référence et un engagement à prendre en compte les aspirations d’une génération appelée à jouer un rôle majeur dans l’avenir de la République démocratique du Congo.
Yoschi BANGULA
Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter !