La paralysie des activités économiques se poursuit dans le territoire de Luozi, dans la province du Kongo-Central. Le bac principal assurant la traversée du fleuve Congo est hors service depuis bientôt six jours, entraînant une accumulation importante de véhicules et de marchandises de part et d'autre des rives, entre Luozi et Songololo.
Contacté par notre rédaction, l’administrateur du territoire (AT) par intérim de Luozi, Célestin Lusiama, a confirmé la gravité de la situation. « Réellement, notre bac est en panne, ça fait bientôt six jours. C'est difficile avec les produits périssables, c'est la période des oranges », a-t-il déclaré, soulignant l'urgence pour les commerçants locaux.
Pour pallier cette carence, un petit bac, mis à disposition par l'honorable Papy Mantezolo, président de l'Assemblée provinciale, tente d'assurer un service minimum. Cependant, sa capacité limitée — ne pouvant transporter qu'un seul gros véhicule ou deux jeeps à la fois — ne suffit pas à décanter la situation face à l'afflux constant de véhicules.
Une réparation en urgence
Face à cette impasse, des mesures concrètes ont été prises. Les mécaniciens de l'Office des routes, dépêchés de Matadi et de Kinshasa, ont identifié une panne au niveau de la pompe du bac.
« Il faut qu'on l'amène dans un banc d'essai », a expliqué Célestin Lusiama. « Ce matin, mardi 18 août, une jeep de la police a été chargée d'acheminer cette pièce à Matadi avec les mécaniciens pour que la réparation soit effectuée dans les plus brefs délais. »
L'administrateur de territoire par intérim insiste sur le fait que, si la réparation est indispensable pour le court terme, le territoire a besoin d'une solution durable. « Ce bac, on doit quand même le réparer parce que nous n'avons pas d'autre choix. Le bac actuel est devenu trop vétuste. Luozi a besoin d'un nouveau bac », a-t-il conclu.
En attendant le retour de la pièce réparée et la reprise du trafic, la population de Luozi reste en attente d'un rétablissement normal des échanges économiques sur cet axe névralgique de la province.
Lucie MAKOPE
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