En République démocratique du Congo, le renvoi au Parlement de la proposition de loi portant organisation du référendum est perçu par l’opposition comme une première avancée.
Prince Epenge, porte-parole de la coalition LAMUKA, considère la décision du président Félix Tshisekedi de demander une nouvelle délibération du texte comme « un petit pas dans la bonne direction ». Il appelle toutefois la population à maintenir la vigilance et la mobilisation autour de la question du respect de la Constitution.
Cette décision présidentielle intervient après l’arrêt rendu le 28 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle. Saisie avant la promulgation de la loi, la Haute Cour avait déclaré le texte conforme à la Constitution, tout en formulant des réserves sur plusieurs de ses dispositions. Selon Radio Okapi, ces réserves concernaient treize articles sur les quarante-quatre que compte la loi.
Le chef de l’État a ainsi demandé aux deux chambres du Parlement de procéder à une nouvelle délibération, conformément à l’article 137 de la Constitution. D’après le Bureau de l’Assemblée nationale, cette nouvelle lecture devrait être inscrite au calendrier de la session de septembre 2026 afin d’intégrer les observations formulées par la Cour constitutionnelle.
Pour Prince Epenge, cette nouvelle étape peut contribuer à l’apaisement du climat politique, mais elle ne signifie pas la fin de la contestation. Le responsable de LAMUKA estime que le débat doit désormais permettre aux parlementaires de revoir certaines dispositions du texte et de tenir compte des aspirations de la population.
Cette question demeure particulièrement sensible dans le paysage politique congolais. Le débat autour de la loi sur le référendum intervient dans un contexte de fortes tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition, notamment autour des perspectives d’une éventuelle réforme constitutionnelle.
La nouvelle délibération du Parlement devrait donc constituer une étape importante dans la suite du processus, avec une attention particulière portée aux réserves émises par la Cour constitutionnelle et à leur prise en compte dans le texte final.
Yoschi BANGULA
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