Cité sur les réseaux sociaux dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'entrepreneur Vally Amisi, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, est sorti de son silence. Il rejette catégoriquement les accusations portées contre lui et affirme n'avoir « absolument rien à se reprocher », invitant l'opinion publique à laisser la justice établir les responsabilités.
Face aux nombreuses spéculations, le ministre est revenu sur sa collaboration avec Vally Amisi. Il a expliqué que ce dernier avait d'abord exécuté de modestes travaux de réhabilitation au sein de son cabinet ainsi qu'à la loge présidentielle du Stade des Martyrs. Selon lui, ces prestations relevaient des procédures administratives internes et, compte tenu de leur montant, ne nécessitaient pas l'autorisation préalable de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP).
Didier Budimbu a également indiqué que le premier marché d'envergure destiné à Vally Amisi concernait la réhabilitation du stade Lumumba de Kisangani. Toutefois, a-t-il précisé, l'approbation administrative de ce contrat n'est intervenue qu'après le décès de l'entrepreneur.
Concernant les travaux de réhabilitation de la pelouse du Stade des Martyrs, le ministre a affirmé que ceux-ci avaient été confiés directement à une entreprise sud-africaine spécialisée, conformément aux recommandations des autorités compétentes, afin d'éviter toute sous-traitance. Il a ajouté que le financement du chantier avait reposé sur un mécanisme de préfinancement, les fonds publics ayant été décaissés progressivement en trois tranches.
Évoquant les nombreuses publications diffusées sur les réseaux sociaux, Didier Budimbu a dénoncé ce qu'il considère comme une campagne de désinformation visant à ternir son image.
« Nous parlons d'une personne qui a été assassinée et dont la famille souffre. Nous aussi, nous souffrons. Je ne connais pas le présumé assassin et je n'ai absolument rien à me reprocher. La justice fera son travail », a déclaré le ministre.
Il a par ailleurs rejeté les allégations de détournement de fonds, de contrats fictifs ou d'enrichissement illicite, estimant qu'aucune de ces accusations n'est étayée par des preuves.
Yoschi BANGULA
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