La tension monte dans le territoire de Mweka, dans la province du Kasaï, où plusieurs établissements scolaires retenus dans le cadre du Projet d'Apprentissage et d'Autonomisation des Filles (PAAF) dénoncent le non-paiement des fonds qui leur étaient promis. Réunis autour des préfets des écoles concernées, les responsables éducatifs accusent un retard inexpliqué et menacent d'organiser une marche pacifique pour exiger le respect de leurs droits.
Parmi les voix les plus en vue figure Monsieur Jérôme Kalombo Babala, préfet de l'ITC Nciey Mimene (Réseau Officiel), situé au centre du territoire de Mweka, entre les bureaux du territoire et l'Hôpital général de référence de Mweka.
Selon lui, son établissement a satisfait à toutes les exigences fixées par le projet. Les différentes équipes d'enquête et de vérification se sont rendues sur place afin de confirmer l'existence de l'école, la présence des élèves ainsi que le maintien des effectifs.
« Toutes les formalités ont été accomplies conformément aux exigences. Les enquêteurs sont passés, puis une équipe est venue vérifier l'existence des filles bénéficiaires et le maintien des effectifs. À leur départ, ils nous avaient rassurés que le paiement interviendrait rapidement. Jusqu'à ce jour, nous n'avons pourtant rien reçu », déplore Jérôme Kalombo Babala.
Le responsable scolaire affirme que plusieurs établissements d'autres entités ont déjà bénéficié de la première phase des paiements, citant notamment le lycée Tabalayi, du réseau catholique, dans le territoire de Mweka. Cependant, regrette-t-il, les écoles concernées du centre de Mweka sont restées sans nouvelles, malgré les nombreuses attentes.
« Nous avons vu les fonds être débloqués pour les sous-divisions de Dom Yongo, d'Ilebo, de Misumba et de Kakenge. Mais pour la sous-division de Mweka, où seules neuf écoles étaient concernées, nous ne comprenons toujours pas pourquoi nous sommes laissés de côté », s'interroge-t-il.
Face à cette situation, les préfets des établissements concernés se sont concertés afin d'engager des démarches communes pour obtenir des explications des autorités compétentes et du projet. Ils estiment que leur revendication est légitime, les différentes étapes du processus ayant été respectées.
« Le droit ne vaut que lorsqu'il est réclamé. Si cet argent, qui constitue notre droit, ne nous est toujours pas versé, nous organiserons une marche pacifique pour comprendre à quel niveau nous avons été marginalisés », prévient le préfet.
Les responsables des écoles disent désormais vouloir connaître les véritables raisons de ce blocage et s'interrogent sur un éventuel dysfonctionnement administratif. En attendant une réaction officielle, les établissements concernés maintiennent leur mobilisation pour exiger transparence et équité.
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